GSK restructure et licencie 1217 travailleurs

La direction de GSK annonce une restructuration massive en Belgique, alors que le groupe bénéficie d’aides publiques importantes. La procédure prévue par la loi Renault est enclenchée. Le plan de restructuration s’étalera sur deux ans. 

1217 emplois (735 cadres, et 482 employés) vont être supprimés chez GSK en Belgique. Cette restructuration s’inscrit dans une stratégie internationale du groupe, qui prévoit notamment de rapatrier certaines productions aux États-Unis. Pour le SETCa, cette orientation soulève une question fondamentale : comment justifier des suppressions d’emplois en Belgique alors que les pouvoirs publics soutiennent la recherche et les activités du groupe sur notre territoire ?

Le dialogue social mis sous pression lors du conseil extraordinaire

Le déroulement du conseil d’entreprise soulève également de sérieuses inquiétudes. La direction a voulu communiquer aux travailleurs alors que le conseil d’entreprise extraordinaire n’était pas terminé. Les organisations syndicales ont refusé cette manière de procéder, estimant que l’information et la consultation des représentants du personnel devaient pouvoir suivre leur cours.

La séance a finalement été levée. Les représentants syndicaux ont dû placer leurs téléphones dans des sacs.

Dans le cadre de la procédure prévue par la loi Renault, les représentants des travailleurs doivent pouvoir poser leurs questions, examiner les raisons avancées par la direction et proposer des alternatives susceptibles d’éviter ou de limiter les licenciements. Cette étape ne peut pas être réduite à une formalité.

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