Il y a trois ans, Delhaize annonçait la franchise de ses 128 magasins. Des réactions en chaîne : d’abord des mouvements de grève, des interpellations du politique, des interpellations au niveau du secteur commerce, mais rien de positif ne s’en est suivi en pratique.
Trois ans plus tard, les franchises ont continué dans d’autres enseignes. Le secteur commerce a du mal à se relever de ce dumping social organisé par Delhaize. Les ouvertures du dimanche se multiplient et la précarité des contrats dans le commerce aussi, avec une complicité certaine du Gouvernement.
Pour les travailleurs de Delhaize eux-mêmes, cette opération s’est souvent soldée par des départs de l’entreprise consentis ou pas, mais en tout cas avec une grande économie pour Delhaize en termes de passif social.
Côté actionnaires, business as usual, les montants engrangés comme bénéfices et comme dividendes sont impressionnants. Entre-temps, le SETCa- BBTK continue notamment à exiger une discussion correcte au niveau des cinq commissions paritaires du commerce afin d’une part d’éviter tout dumping social et d’obtenir d’autre part que les franchisés de chez Delhaize et d’ailleurs respectent des règles en matière de conditions de travail qui soient correctes et équivalentes à celle de des magasins intégrés. Nous avons besoin de vrais entrepreneurs en commerce en Belgique, et pas simplement de financiers qui veulent augmenter la dernière ligne de leur bilan. Plus que jamais, nous sommes auprès des travailleurs.

