Récemment, le gouvernement fédéral a supprimé le jour de fermeture obligatoire pour les magasins. Il autorise également une ouverture généralisée jusqu'à 21 heures. Sous prétexte que le commerce en ligne fonctionne en continu, il impose progressivement le même modèle au commerce physique. Nous allons vers une société ouverte 24 heures du 24 et 7 jours sur 7.
Mais à quel prix, et pour qui ? Pour nous, c'est clairement NON !
Toujours plus de flexibilité
Dans le secteur du commerce, la flexibilité n’est pas nouvelle. Mais aujourd’hui, le gouvernement Arizona accélère encore cette tendance.
Plusieurs mesures ont déjà été prises :
- augmentation de la flexibilité
- annualisation du temps de travail
- suppression des contrats minimum d’un tiers-temps
- multiplication des heures supplémentaires, facilitées et moins coûteuses
- extension des flexi-jobs
- élargissement du travail étudiant dès 15 ans jusqu’à 600 heures par an
- dimanche généralisé, modification de la notion de travail de nuit et élargissement des heures d’ouvertures
Ces mesures ne sont pas neutres. Elles modifient profondément l’organisation du travail et fragilisent les conditions de vie des travailleurs, majoritairement des travailleuses à temps partiel. .
Des emplois plus précaires
Le secteur compte déjà beaucoup de temps partiels.
Avec ces mesures :
- les contrats stables reculent
- les heures complémentaires deviennent plus rares
- les travailleurs sont remplacés par des formes d’emploi moins coûteuses
Au-delà des conditions de travail, ce sont les pensionné(e)s pauvres de demain qu’on fabrique en grand nombre aujourd’hui.
Faire travailler le dimanche : un choix politique
Travailler le dimanche n’est pas anodin.
C’est une question d’équilibre entre vie professionnelle, vie familiale et temps de repos.
En supprimant les limites, le gouvernement fait un choix clair : banaliser le travail à toute heure, au détriment des travailleurs. C’est répondre aux « envies » des consommateurs et pas à leurs « réels besoins ». Une prise en otage des travailleurs pour augmenter le « fun » des consommateurs !
Ce n’est pas une fatalité. D’autres choix sont possibles : des horaires stables, du respect pour la vie privée, des emplois de qualité.
Cette tendance à l’hyperflexibilisation des travailleurs n’est pas nouvelle : nous nous battons contre cela depuis des années et nous continuerons à le faire !
Mobilisation à Bruxelles le 12 mai
Face à ces reculs, il faut réagir. Dans le secteur du Commerce, une table ronde aura d'ailleurs lieu prochainement sur l'avenir du secteur et l'harmonisation des commissions paritaires. Le gouvernement veut réduire le nombre de commissions paritaires. Les employeurs rêvent d’un secteur composé uniquement de magasins franchisés, avec bien sûr des conditions de travail moins bonnes et aucune représentation syndicale (votre voix !).
Le 12 mai, une manifestation nationale est organisée à Bruxelles. Massivement, les travailleurs du commerce doivent être dans la rue pour combattre ces régressions lourdes !

