Après une consultation approfondie avec notre délégation, nous avons marqué notre accord sur la dernière version des textes que la direction nous a transmis ce week-end. Comme vous avez déjà pu le lire dans notre précédent tract, plusieurs mesures vont entraîner des progrès, particulièrement pour votre pouvoir d'achat. Nous trouvions cela important et ne voulions pas en priver les travailleurs d'Aldi. Nous énumérons ces mesures ci-dessous. Nous devons toutefois reconnaître qu'en matière de charge de travail, il n’y a que peu de progrès, voire pas du tout ! En ce qui nous concerne, cela reste un dossier important à suivre, d'autant plus que la direction a toujours l'intention d'ouvrir le dimanche et que nous craignons que cela n'alourdisse encore la charge de travail.
Que contient l’accord ?
Pouvoir d’achat : un renforcement immédiat
- Les chèques-repas passent à € 10 à partir du 1er avril 2026.
- Chèque-cadeau de € 35 si le travailleur est en service au 1er décembre, sans prorata.
- Bons de réduction d’une valeur de € 170, au prorata de l’occupation et des prestations (période de référence octobre de l’année précédente-septembre de l’année en cours).
- Nouvelles échelles barémiques : pour le personnel de vente, les assistants et les collaborateurs administratifs, à 33 et 36 ans (+1% chacune) et pour les MM, à 35 ans (+2 %).
- Indemnité complémentaire de € 60 par mois en cas de prise de crédit-temps 4/5 ème à partir de 55 ans.
- Indemnité d'entretien des vêtements de travail à compter du 1er juillet 2026 : € 15 par mois pour les contrats de moins de 20h, € 18,76 par mois à partir de 20h.
- Augmentation du salaire brut de 2% pour le personnel administratif (barèmes et salaires réels, catégories 1 à 4) et révision de la classification de fonctions par le biais de la concertation sociale.
- Augmentation temporaire des frais de déplacement (déplacements domicile-travail et missions)
Contrats de travail & étudiants : des limites claires
- Les heures en plus vont de manière prioritaire toujours au personnel fixe souhaitant augmenter ses heures contractuelles. Il suffit d'en faire la demande par écrit.
- Sauf demande explicite d’un contrat inférieur. Les nouvelles embauches se font via un CDI de minimum 28h par semaine,
- Pas de flexi-jobs dans l’entreprise.
- Les étudiants peuvent être employés à partir de 16 ans, avec certaines restrictions pour les étudiants du secondaire : seuls les mercredis, vendredis et samedis, pendant les vacances scolaires et les jours de pont (le lundi précédant un jour férié payé tombant un mardi) sont permis.
- Nombre et pourcentage (maximum) d'étudiants dans une filiale à tout moment :
Occupation | # collaborateurs fixes | # étudiants |
3 | 2 | 1 |
4 | 3 | 1 |
5 ou plus | 3 ou plus | 2 |
- Maximum 20% d’heures étudiants par magasin et 15% au niveau de la centrale.
- Planification de minimum 4h et maximum 9h par jour.
- Limitation de la productivité des étudiants, avec un pot de 45h de familiarisation en plus du PIP.
- Contrôle et suivi syndicaux.
PIP : mesures et suivi
- Nouvelle mesure du PIP dans toutes les filiales, étalée sur six semaines (entre le 5 octobre et le 12 décembre), avec 16h en plus pour rendre cela possible.
- Formation PIP également pour les AMM et les délégués syndicaux.
- Suivi syndical dans les filiales.
- Garantie que les heures PIP actuelles (y compris les heures forfaitaires) seront au minimum maintenues dans chaque filiale après les mesures.
- L'ajout d'un forfait de 2h par semaine à titre de « correction promo-multibuys» reste garanti après la mise à jour du logiciel de caisse.
- Une évaluation positive des mesures sera d’abord réalisée, l’application de la nouvelle étude PIP ne sera envisagée qu’ensuite et en concertation.
- Équipe de remplacement maladie : on tiendra désormais compte des heures réellement prestées et plus uniquement des heures contractuelles théoriques. Les heures syndicales, la maladie et le travail progressif sont neutralisés.
Autres éléments
- Droit au congé parental 1/10 pour les personnes qui remplissent les conditions requises et en font la demande.
- Mise en place d'un cadre de concertation national pour la réintégration des malades de longue durée.
- Droit à la semaine de 4 jours pour les employés travaillant jusqu'à 32h/semaine.
- Ergonomie : formation pour les employés âgés de 45 ans et plus et transpalettes électriques supplémentaires en fonction du nombre de livraisons (+145 par semaine : 3e transpalette, +220 par semaine : 4e transpalette, un transpalette distinct pour les filiales de formation et 2 transpalettes pour les filiales d’outlet externe).
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Nous avons réalisé des progrès en matière de pouvoir d'achat – c'est évident, et nous ne voulions pas vous en priver. Concernant la charge de travail, la direction ne propose toujours pas de solutions structurelles. Cela reste pour nous un point névralgique majeur ! Nous craignons que l’élargissement du recours aux étudiants n’accentue encore davantage la charge de travail. À cela s'ajoute encore la question de l'ouverture éventuelle le dimanche, un dossier que nous avons mis au frigo pour l'instant. L'automne s'annonce encore intense ! En attendant, nous suivons la situation de près.
Restez à l’écoute de vos délégués ! Ensemble, on est plus forts !

