Le gouvernement Arizona refuse de changer la loi qui empêche l’augmentation des salaires. Depuis des années, nous contestons cette injustice, car elle limite la liberté de négociation et empêche de répondre aux besoins des travailleurs et travailleuses. Au niveau sectoriel, les fédérations patronales se retranchent derrière cette position gouvernementale pour refuser toute amélioration des salaires ou tout autre avantage comme des jours de congé supplémentaires.
À cela s’ajoute le refus des fédérations patronales d’accorder l’augmentation des chèques-repas de 2 €, pourtant autorisée par le gouvernement comme seule mesure pour soutenir le pouvoir d’achat. Leur argument ? Cette décision doit se prendre en entreprise, pas au niveau sectoriel. C’est faux : certains secteurs ont conclu des accords permettant d’octroyer à l’ensemble de leurs travailleuses et travailleurs une augmentation de leur pouvoir d’achat.
Alors pourquoi avons-nous signé cet accord ? Parce qu’il permet de prolonger la possibilité de crédit-temps et d’améliorer les conditions de mobilité et de paiement de la prime de fin d’année, et aussi de maintenir la concertation sociale dans la CPAE, un mécanisme essentiel pour défendre nos droits.
Vu le blocage des fédérations patronales, nous appelons l’ensemble de nos équipes syndicales en CP200 à débuter les négociations en entreprise afin d’obtenir l’augmentation de 2 € des chèques-repas et les autres revendications qui n’ont pas été discutée au niveau sectoriel.
Ensemble, nous continuons à nous battre pour améliorer les conditions de travail et le pouvoir d’achat en CPAE !

