Barèmes rabotés, fiches de paie bidouillées ?

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Barèmes rabotés, fiches de paie bidouillées ?

Alors que l’on célèbre la Fédération Wallonie-Bruxelles, les personnels de l’enseignement ont eu la très désagréable surprise de découvrir que le barème annuel brut mentionné sur leur fiche de paie de septembre avait été raboté. Le gouvernement n’a pas pris la peine d’en avertir les principaux intéressés. Pire, pour se défendre il recourt à nouveau au mensonge.

Les échelles barémiques applicables aux membres du personnel de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles sont fixées par arrêtés royaux. Leur modification nécessite une disposition décrétale. En tout état de cause, ce gouvernement semble ne faire aucun cas du cadre légal. Le barème annuel brut renseigné sur les fiches de paie de septembre a été  « bidouillé ».

Même s’il s’agit ici de l’application du saut d’index partiel décidé par le gouvernement fédéral, il apparaît désormais évident que cette mesure aura des répercussions durables sur la situation pécuniaire des personnels. En effet, pour mettre en pratique le plafonnement de l’index à ce qui ne dépasse pas 4000€ brut mensuel, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de remplacer le barème légal par un barème plafonné « fictif » ou barème raboté. Notons que les travailleurs et les travailleuses à temps partiel sont également concernés.

Alors que les tensions restent vives face aux mesures d’austérité qui ont très fortement impacté les écoles, les travailleurs et les élèves, nous aurions pu attendre de la part des ministres Degryse et Glatigny un minimum de communication en amont de ce nouveau coup dur. Contrairement à ce qu’a prétendu la ministre Glatigny dans la presse ce dimanche, les organisations syndicales représentant les travailleurs et travailleuses du secteur de l’enseignement n’ont jamais été informées de la manière dont l’administration allait procéder au saut d’index. Nouvel affront.

Le SETCa-SEL ne croit pas une seconde qu’il s’agit-là d’un énième arrangement avec la réalité dont la ministre de l’Éducation devient coutumière. Il s’agit ni plus ni moins d’une stratégie visant à fuir ses responsabilités et à discréditer les syndicats.

Le SETCa continue à condamner la mesure du saut partiel d’index prévue en 2026 et 2028. La perte cumulée accompagnera les travailleurs et les travailleuses tout au long de leur carrière. Ce seront en fin de compte plusieurs dizaines de milliers d’euros qui sont pris dans leurs poches.

Le SETCa-SEL exige que le gouvernement de la fédération Wallonie-Bruxelles informe les personnels sur la manière dont son administration a procédé à l’application de la mesure fédérale et qu’elle apporte toutes les garanties sur l’intégrité des barèmes légaux et leur utilisation.

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